Le président vénézuélien Nicolás Maduro a été incarcéré dimanche dans une prison fédérale de New York à l’issue d’une opération américaine d’envergure. Capturé par les Etats-Unis, le dictateur Maduro doit comparaître prochainement devant la justice new-yorkaise pour répondre notamment d’accusations de narcoterrorisme, d’importation massive de cocaïne sur le territoire américain ainsi que d’autres crimes.
L’annonce de son arrestation a déclenché des scènes de liesse au sein du peuple vénézuélien et des milliers d’exilés, parmi les quelque huit millions de citoyens ayant fui le pays en raison d’une crise politique et économique prolongée, pour célébrer la chute d’un régime devenu un acteur central du crime organisé transnational.
Cette arrestation s’inscrit dans la stratégie globale impulsée par Donald Trump visant à démanteler les réseaux mêlant terrorisme, narcotrafic et États voyous. Une doctrine sécuritaire assumée, déployée aussi bien en Amérique latine qu’en Afrique et au Moyen-Orient.
Israël a immédiatement salué l’événement. Par la voix de son ministre des Affaires étrangères Gideon Saar, l’État hébreu s’est félicité de la chute d’un dirigeant à la tête d’un système criminel international, qualifiant l’opération de « moment historique » et soulignant le rôle de Donald Trump comme leader du monde libre.
Au Moyen-Orient, cette approche s’est traduite par un alignement stratégique renforcé avec Israël face au Hamas, une des organisations terroristes palestiniennes soutenue par l’Iran. Les Accords d’Abraham ont consolidé un axe sécuritaire entre Israël, plusieurs États arabes et les États-Unis, isolant durablement le Hamas et plaçant ses parrains régionaux sous pression.
L’Afrique occupe également une place centrale dans cette stratégie. Washington a intensifié ses opérations contre Al-Shabaab, Boko Haram et les groupes affiliés à l’État islamique au Sahel, afin d’empêcher la constitution d’un sanctuaire jihadiste aux portes de l’Europe.
Dans ce dispositif, le Front Polisario apparaît comme un maillon actif des réseaux criminels sahélo-sahariens. Longtemps présenté comme un mouvement séparatiste, il est désormais identifié comme une milice armée impliquée dans le trafic d’armes, de drogue et dans des coopérations avec des organisations terroristes régionales. Ces activités s’exercent avec le soutien direct du pouvoir algérien, notamment de l’appareil militaire dirigé par le général Saïd Chengriha.
Les liens entre le Polisario, le régime algérien et Nicolás Maduro sont établis. Brahim Ghali, chef du Polisario et ses subordonnés ont effectué plusieurs visites à Caracas, où ils ont été reçus par le président vénézuélien. Ces rencontres s’inscrivent dans une coopération structurée autour du blanchiment d’argent et du recyclage des flux issus du narcotrafic, afin de contourner les sanctions américaines et occidentales.
L’Algérie joue un rôle central dans cette architecture, servant de plateforme politique, diplomatique et logistique entre l’Amérique latine, le Sahel et l’Europe. Des connexions avérées existent entre des réseaux sud-américains de cocaïne, des éléments du Polisario et des circuits opérant depuis les camps de Tindouf.
Cette orientation a été assumée publiquement par le président Abdelmadjid Tebboune. Dans son discours de fin d’année 2025 adressé aux algériens, le chef de l’État a placé la cause palestinienne au cœur de son allocution et a réitéré, sans ambiguïté, le soutien indéfectible de l’Algérie au Front Polisario. Une position maintenue malgré la reconnaissance officielle par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, illustrant un choix stratégique en rupture assumée avec Washington.
Malgré cette reconnaissance américaine, le Polisario poursuit ses attaques contre le territoire marocain, défiant directement l’ordre stratégique mis en place par les États-Unis dans la région.
Derrière ces actions se dessine une alliance structurée entre Caracas, Alger, Téhéran, le Polisario et des réseaux criminels transnationaux.
