L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et des sources locales ont annoncé hier mercredi, qu’environ sept mille personnes avaient quitté leurs villages autour de la forêt de Sambisa en direction de Chibok, dans le nord-est du Nigeria, en raison des combats des dernières semaines entre le groupe djihadiste Boko Haram et l’armée.
Ce flux migratoire massif est vécu avec inquiétude par les organisations humanitaires.
Dans son rapport, l’agence onusienne note que 4.449 personnes sont arrivées entre le 25 février et le 1er mars dans la ville de Chibok dans la quête d’une protection après des attaques contre leurs villages ou des menaces d’attaques. Un autre mouvement de 2.000 personnes sont arrivé le 10 février à Kaya, un village proche de Chibok.
D’après le porte-parole de la communauté, la grande majorité de ces déplacés ont afflué vers Chibok, rendue tristement célèbre par l’enlèvement le 14 avril 2014 de plus de 200 lycéennes dont la plus grande partie n’a pas encore été retrouvée. Chibok se situe à proximité de la forêt de Sambisa, bastion du groupe Boko Haram encore infestée de ses éléments malgré sa reprise officielle par l’armée nigeriane.
Or, la ville de Chibok était déjà saturée avec les déplacés qui fuient les exactions de Boko Haram, Selon l’OCHA, le bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires, plus de 2 500 personne y étaient déjà réfugiées.
Les humanitaires peinent à venir en aide aux flots constants de déplacés dans la région, notamment en raison du manque d’accessibilité à certaines zones.
L’OCHA estime que 5.1 millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire dans tout le nord-est du Nigeria. Depuis 2009, l’insurrection Boko Haram a fait plus de 20 000 morts et 2.6 millions de déplacés.

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