Sahara Occidental : L’acharnement du régime algérien contre la France

Le conflit du Sahara Occidental, né sous l’impulsion du régime de Mouammar Kadhafi en Libye et maintenu par l’Algérie depuis plus de 50 ans, dissimule une réalité plus complexe : celle d’un régime algérien qui, en apportant un soutien actif au Polisario, cherche à atteindre des objectifs géopolitiques et stratégiques, souvent au détriment des intérêts et des équilibres régionaux.

Depuis la guerre de décolonisation, l’Algérie se présente comme le champion de la lutte pour l’autodétermination des peuples. Cependant, dans le cas du Sahara Occidental, cet engagement a été perçu par de nombreux analystes comme une tentative de renforcer le pouvoir du régime algérien lui-même.

Les régimes algériens successifs n’ont pas montré un réel intérêt pour résoudre ce conflit de manière pacifique, préférant maintenir une situation figée qui leur permet de contrôler une partie de la politique régionale au détriment de la stabilité.

Le Front Polisario est devenu indissociable du soutien militaire, diplomatique et financier apporté par Alger. Le Polisario se trouve sur le sol algérien, à Tindouf, où il est armé, entraîné et soutenu par les services militaires algériens.

La stratégie du régime algérien vis-à-vis du Sahara Occidental repose sur une double logique : maintenir l’instabilité pour contrer le Maroc et renforcer sa propre position politique en Afrique du Nord.

En soutenant le Polisario, l’Algérie cherche à affirmer sa domination régionale et à s’opposer à la normalisation des relations entre le Maroc et d’autres pays, comme la France et les Etats-Unis, qui reconnaissent la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental.

Cela reflète la nature autoritaire du régime algérien, qui utilise la cause sahraouie du groupe terroriste Polisario, pour alimenter un nationalisme artificiel, détourner l’attention des défis internes du pays et préserver son pouvoir face à des revendications démocratiques croissantes.

Cette politique étrangère, motivée par des considérations stratégiques, masque les préoccupations internes pressantes du régime algérien, notamment la gestion de l’économie, les tensions politiques internes et la répression des opposants.

La France, en tant que partenaire stratégique du Maroc, a pris une position claire en soutenant la proposition marocaine d’autonomie pour le Sahara Occidental sous sa souveraineté. Ce soutien est en phase avec l’alliance de longue date entre les deux pays, marquée par des relations économiques, sécuritaires et culturelles solides.

Paris a également souligné que la proposition d’autonomie constitue une solution réaliste et pragmatique pour résoudre le conflit de manière pacifique.

Plusieurs pays à travers le monde, y compris les Etats-Unis, l’Espagne, des pays arabes et africains, ainsi que certains pays d’Asie et d’Amérique latine, ont aligné leurs positions avec celle du Maroc, reconnaissant sa souveraineté sur le Sahara Occidental.

En effet, plutôt que de se concentrer sur le développement du pays ou sur l’amélioration des conditions de vie de ses citoyens, le régime semble davantage préoccupé par la gestion de son image à l’international, quitte à sacrifier la paix et la stabilité régionales en s’associant avec des entités terroristes dépendant de l’Iran en Afrique et au Moyen-Orient.