Niger : La présidence libère d’anciennes personnalités du régime renversé

Le pouvoir nigérien a annoncé, mardi, la libération d’une cinquantaine de personnes, dont d’anciens ministres du gouvernement renversé en 2023 par un coup d’Etat. Cette décision s’inscrit dans le cadre des recommandations issues des assises nationales, qui avaient récemment autorisé le général Abdourahamane Tiani à gouverner pour au moins cinq années supplémentaires.

Outre les anciens ministres, plusieurs personnalités politiques, un ancien ambassadeur, un journaliste et des militaires, accusés de tentatives de coup d’État dans les années 2010, figurent parmi les personnes libérées. 

« Ces personnes bénéficient d’une remise en liberté conformément aux recommandations des assises nationales pour la refondation », a précisé le secrétariat général du gouvernement dans un communiqué diffusé à la télévision publique.

Parmi les libérés, on trouve l’ex-ministre du Pétrole, Mahamane Sani Issoufou, fils de l’ancien président Mahamadou Issoufou (2011-2021), qui a également pris part aux assises. D’autres personnalités comme Kalla Moutari, ancien ministre de la Défense, Ahmed Djidoud, ancien ministre des Finances, et Ibrahim Yacoubou, ex-ministre de l’Énergie, ont également été relâchées.

Le président du PNDS (l’ancien parti au pouvoir), Foumakoye Gado, ainsi que le journaliste Ousmane Toudou et l’ex-ambassadeur au Nigeria, Alat Mogaskia, figurent également sur la liste des libérés.

Des militaires condamnés pour des tentatives de putsch dans le passé ont aussi bénéficié de cette vague de libérations, parmi lesquels le général Salou Souleymane, ancien chef d’État-major des Armées, et trois autres officiers condamnés en 2018 à jusqu’à 15 ans de prison pour avoir tenté de renverser Mahamadou Issoufou en 2015.

Le président renversé, Mohamed Bazoum, reste, quant à lui, toujours incarcéré depuis le coup d’Etat.