La police nigérienne a porté un coup majeur à un réseau transnational de trafic de drogue après une saisie spectaculaire réalisée le 9 février 2026 sur la route de Badaguiri, dans le département d’Illéla. Les agents ont découvert 160 sachets contenant chacun 5000 comprimés d’ecstasy, soit un total de 800 000 comprimés.
L’opération a débuté lors du contrôle d’un véhicule touristique Volkswagen en provenance de Cotonou et à destination de Tahoua, transportant deux ressortissants nigériens.
Les analyses du laboratoire de la police scientifique ont confirmé qu’il s’agissait d’ecstasy, une drogue de synthèse appartenant à la famille des amphétamines.
Les investigations menées par l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) ont permis l’interpellation de quatre autres suspects à Tahoua et Niamey, dont le chef présumé du réseau, déjà connu des services spécialisés.
Selon les enquêteurs, la drogue était dissimulée dans des véhicules touristiques pour contourner les contrôles. Le véhicule intercepté avait été embarqué au port de Marseille en décembre 2025, avant d’arriver à Cotonou en janvier 2026 puis d’être acheminé vers le Niger.
Première saisie de ce type dans le pays, cette affaire souligne l’ampleur croissante du trafic de drogues de synthèse et ses risques pour la sécurité et la santé publiques.
Les autorités appellent la population à renforcer sa collaboration avec les forces de sécurité et mettent en garde contre la progression de nouvelles substances, de plus en plus accessibles aux jeunes.
