Le commandement de la 34ᵉ région militaire, basée au Nord-Kivu, a annoncé ce mercredi 8 avril la reddition volontaire de 263 éléments issus des rangs de l’Alliance du Fleuve Congo/M23 (AFC/M23) entre février et mars 2026. Parmi ces personnes figurent quatre officiers, un fait que l’armée considère comme un développement notable dans le contexte sécuritaire de l’est de la République démocratique du Congo.
Selon les autorités militaires, ces anciens combattants ont quitté les positions rebelles pour se présenter d’eux-mêmes aux unités des Forces armées de la RDC (FARDC), traduisant, selon elles, un signal adressé aux groupes armés actifs dans la région.
Ces redditions ne se sont pas concentrées dans une seule zone. D’après le major Dieudonné Kasereka, responsable de la communication de la 34ᵉ région militaire, elles ont été enregistrées dans plusieurs territoires du Nord-Kivu, notamment à Lubero, Rutshuru et Masisi. Le phénomène s’étend également au Sud-Kivu, où des cas ont été signalés dans le territoire de Kalehe.
Le porte-parole militaire assure que les ex-combattants concernés ont été pris en charge en toute sécurité. « Ces combattants se sont rendus à nos différentes unités. Pour le moment, ils sont en sécurité dans un endroit protégé sous le contrôle de l’armée », a-t-il indiqué.
L’armée précise par ailleurs qu’une partie de ces individus serait constituée de jeunes recrues forcées lors des avancées des groupes rebelles. Leur reddition ouvre désormais la voie à un processus de traitement individualisé, supervisé par la hiérarchie militaire.
Deux orientations sont envisagées pour ces ex-combattants : une réinsertion dans la vie civile pour ceux qui le souhaitent, ou une éventuelle intégration dans les rangs des FARDC, après un examen approfondi de leur situation.
Le commandement militaire, qui dit maintenir une politique d’ouverture, appelle encore les combattants présents dans les zones forestières à déposer les armes. « Le commandement continue d’appeler les autres à venir se rendre. Ils seront bien accueillis », a réaffirmé le major Kasereka, assurant que des garanties de sécurité sont offertes à ceux qui choisissent de rejoindre les autorités.
