Le général Mohamed Kaidi, ancien haut responsable de l’Armée nationale populaire (ANP) et figure influente des cercles militaires algériens, aurait récemment été transféré vers un hôpital militaire après une dégradation de son état de santé, selon plusieurs sources concordantes des milieux politiques et sécuritaires.
Placée en résidence surveillée dans un contexte de fortes tensions internes au sommet du pouvoir, cette ancienne figure de l’armée vivait dans des conditions de surveillance particulièrement strictes.
Les informations circulant au sein des cercles proches du dossier évoquent un état de santé préoccupant ayant nécessité une prise en charge médicale urgente dans une structure militaire spécialisée.
Le général Mohamed Kaidi, longtemps considéré comme l’un des officiers les plus respectés de l’ANP, avait été écarté de ses fonctions dans le cadre des profondes restructurations opérées au sein de l’institution militaire depuis l’arrivée du général Saïd Chengriha à la tête de l’armée.
Son éviction en 2021 avait marqué un tournant dans les luttes d’influence opposant plusieurs courants au sein du commandement militaire algérien.
Durant des années, Kaidi avait occupé des postes stratégiques et représenté l’Algérie lors de plusieurs réunions sécuritaires internationales, notamment dans le cadre de la coopération régionale en matière de défense.
Certains observateurs voyaient en lui une personnalité capable de jouer un rôle central dans une éventuelle transition au sein de l’appareil militaire.
Son placement en résidence surveillée avait alimenté de nombreuses spéculations sur les divisions internes au régime. Plusieurs analystes estimaient alors que son influence et ses relations au sein de certains cercles militaires et diplomatiques pouvaient être perçues comme une menace par les autorités actuelles.
Aucune communication officielle n’a pour l’heure confirmé son transfert à l’hôpital militaire ni précisé la nature exacte de ses problèmes de santé.
Le silence des autorités militaires continue d’alimenter les interrogations autour de la situation réelle de cet ancien haut gradé, dans un climat politique toujours marqué par la méfiance et les rivalités internes au sommet du régime militaire algérien.
