Mali : L’Algérie au centre d’un climat explosif dans la région du Sahel

Face à la recrudescence des attaques djihadistes, plusieurs observateurs estiment que le Mali, le Burkina Faso et le Niger, dans leur Alliance des Etats du Sahel (AES) demeurent confrontés à une pression sécuritaire sans précédent.

Selon les analystes américains et onusiens, la multiplication des offensives djihadistes fait craindre un véritable effet domino, susceptible d’entraîner l’effondrement de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et de provoquer une déstabilisation en chaîne de l’ensemble de leur environnement régional, exposant notamment le Tchad, le Bénin et la Mauritanie.

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, et le Front de libération de l’Azawad (FLA) de l’iman Mahmoud Dicko et ses milices, installés en Algérie, ont lancé de nouvelles attaques coordonnées du nord au sud du Mali.

D’après les services de renseignement occidentaux, ces attaques terroristes coordonnées du JNIM et du FLA qui visent l’armée malienne sont soutenues financièrement et militairement par le régime militaire algérien.

Cet appuie dépasserait les 130 millions de dollars au FLA et au JNIM, selon une information fuitée des services de sécurité militaire algériens.

Samedi, plusieurs localités stratégiques du nord et du centre du pays ont été visées, tout comme l’établissement pénitentiaire de Kéniéroba, situé à quelques dizaines de kilomètres au sud de Bamako.

Dans la région de Kidal, le FLA affirme avoir pris le contrôle de la ville d’Anéfis, où des combattants de l’Africa Corps, déployés aux côtés des forces maliennes, seraient restés retranchés dans le camp militaire. Des affrontements étaient toujours signalés dimanche matin.

Les rebelles ont également mené des attaques contre Gao, carrefour stratégique pour le contrôle du nord du Mali, ainsi que contre Sévaré, dans le centre du pays, où se trouve l’une des principales bases militaires maliennes.

Face à cette nouvelle vague d’offensives, l’état-major des Forces armées maliennes affirme avoir neutralisé 163 combattants.

Selon le commandement militaire, plusieurs groupes armés auraient également été mis en échec dans le secteur de Kona. Une concentration de combattants à Somadougou, qui préparait selon l’armée une attaque contre Sofara, aurait été dispersée au cours d’une opération combinant moyens terrestres et aériens.

Dans ce cafouillage d’information, l’Africa Corps a annoncé avoir tué Abderrahmane Zaza lors de combats survenus le 4 juillet dans la région d’Anéfis. Dans un communiqué, cette force le présente comme un responsable important du JNIM et un proche collaborateur de son chef, Iyad Ag Ghaly.