Quatre-vingt-deux soldats maliens, retenus en otage depuis le 25 avril 2026 par des groupes armés, ont été libérés jeudi, a annoncé l’état-major général des Forces armées maliennes (FAMa).
« Les militaires sont désormais en sécurité et pris en charge par les services compétents », a indiqué l’armée dans un communiqué, sans fournir de détails sur les circonstances de leur libération.
Selon l’état-major, cette opération est l’aboutissement d’un processus engagé dès la capture des soldats par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, et la rébellion touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA). L’armée affirme avoir assuré une planification ainsi qu’une mobilisation coordonnée des moyens nécessaires à leur libération.
Les FAMa ont salué « le courage et la résilience » des militaires durant leur captivité et réaffirmé leur détermination à poursuivre leur mission de défense du territoire national, de protection des populations et de préservation de l’intégrité du pays.
La capture de ces soldats faisait suite à une série d’attaques coordonnées menées les 25 et 26 avril par des groupes affiliés à Al-Qaïda et des combattants du FLA contre plusieurs positions stratégiques de l’armée malienne dans différentes villes du pays. Ces offensives avaient notamment entraîné la mort du ministre de la Défense, le général Sadio Camara, et la capture de plusieurs militaires.
Le Mali est confronté depuis 2012 à une crise sécuritaire persistante, marquée par les attaques de groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation dite Etat islamique, ainsi que par les revendications indépendantistes de groupes armés dans le nord du pays.
