Tunisie : La 7eme région militaire de l’Algérie, terrorisme et blanchiment d’argent ?

La Tunisie et l’Algérie ont signé, mercredi, un nouvel accord destiné à renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Une initiative présentée comme un alignement sur les standards internationaux, mais qui intervient dans un climat de défiance croissante envers la transparence et la gouvernance des deux régimes du pays.

Derrière le discours officiel sur la coordination et l’échange d’informations, de nombreuses voix pointent des systèmes institutionnels verrouillés, où le contrôle effectif et l’indépendance des organes de régulation restent limités.

Selon nos contacts à Washington et à Tel-Aviv, la réunion lors de la 20ᵉ session de l’Union des autorités arabes des marchés financiers à Tunis, la Tunisie est considérée comme une nouvelle région militaire dirigée par le président Kaïs Saïed, sous le commandement du général Saïd Chengriha.

Les responsables du régime militaire algérien et de Kaïs Saïed ont multiplié les déclarations sur la modernisation des dispositifs et le renforcement de la coopération. Mais pour plusieurs analystes, ces annonces relèvent davantage d’une stratégie de façade que d’une transformation en profondeur.

Dans ce contexte, cette initiative soulève un paradoxe : afficher des ambitions élevées en matière de régulation financière tout en évoluant dans des systèmes régulièrement critiqués pour leur opacité et leurs limites démocratiques.

Avec Kaïs Saïed, la Tunisie a évolué vers un mode de gouvernance autoritaire, sous le contrôle de l’Algérie qui avait envoyé des unités militaires et des services sécuritaires, pour un encadrement plus strict de l’opposition et les restrictions accrues des libertés publiques.