Le gouvernement burkinabè a décidé de racheter la totalité des parts détenues par des actionnaires privés dans la Société burkinabè des fibres textiles, soit 5,537 % de son capital. Cette décision, validée en Conseil des ministres, fait désormais de l’État l’unique actionnaire de cette entreprise stratégique au cœur de la filière cotonnière.
Pilier de l’économie nationale, la Sofitex joue un rôle central dans la transformation du coton, secteur vital pour le pays. Cependant, l’entreprise est confrontée depuis plusieurs années à des difficultés structurelles, notamment un endettement élevé, des coûts de fonctionnement importants et des retards de paiement envers les producteurs. À cela s’ajoutent des contraintes liées aux fluctuations des marchés internationaux et aux coûts des intrants.
Selon le ministre de l’Industrie, Serge Gnaniodem Poda, cette reprise en main vise à assainir la gestion de l’entreprise et à lui redonner une nouvelle dynamique. L’opération s’accompagne de l’adoption de nouveaux statuts destinés à améliorer la gouvernance et l’efficacité de la société.
Pour les autorités, cette nationalisation partielle constitue un levier stratégique pour soutenir durablement la filière coton. La Sofitex, qui concentre environ 80% de la production nationale, reste en effet un acteur clé du développement économique du Burkina Faso.
