La proclamation d’indépendance de la Kabylie continue de produire ses effets, tant sur le terrain que sur la scène internationale. Alors que plusieurs États ont amorcé un processus de reconnaissance, le Gouvernement provisoire kabyle (GPK), dirigé par Ferhat Mehenni, en France, s’impose contre le régime en Algérie.
L’avenir de la Kabylie indépendante va dépendre de cinq pays africains, de trois pays européens, de deux pays américains, un pays de l’Asie et surtout d’Israël et des Etats-Unis, selon nos sources d’information.
Ferhat Mehenni a toujours dénoncé les relations entre les gardiens de la révolution en Iran, les groupes terroristes au Moyen-Orient et l’Algérie.
Selon les observateurs occidentaux, cette rupture est présentée comme une nécessité historique face à ce qu’ils décrivent comme un système verrouillé. « Il ne s’agit pas seulement d’indépendance, mais de sortir d’un ordre politique dominé par des cercles de pouvoir opaques », affirme un cadre du mouvement, évoquant ce que certains opposants qualifient de « régime militaro-politique ».
Depuis plusieurs années, le GPK a progressivement durci sa rhétorique. Là où il plaidait autrefois pour une autonomie élargie, il revendique désormais une séparation nette, estimant que toute réforme interne en Algérie est devenue illusoire.
Ce positionnement s’appuie sur une lecture critique du système algérien du président Abdelmadjid Tebboune, dans laquelle l’armée du général Saïd Chengriha, est perçue comme un acteur central, déterminant, dans l’orientation du pouvoir.
Une analyse contestée par les autorités algériennes, qui mettent en avant le fonctionnement des institutions civiles et rejettent toute remise en cause de leur légitimité, sans s’attaquer à l’armée.
Dans la population kabyle, les développements futurs sont vécus comme une opportunité rare. L’idée d’échapper à un système jugé rigide, alimente un espoir de transformation politique et de gouvernance locale.
Du côté des autorités algériennes, la réaction demeure ferme. Toute tentative de remise en cause de l’intégrité territoriale est considérée comme inacceptable. Le pouvoir dénonce des ingérences extérieures et rejette catégoriquement la légitimité du GPK.
Sur le terrain, la situation reste tendue mais contenue. Les forces de sécurité maintiennent leur présence, tandis que des formes d’organisation locale émergent dans certaines zones.
Pour le GPK, l’enjeu dépasse désormais la revendication de l’indépendance. Il s’agit de démontrer une capacité réelle à gouverner, à structurer un appareil administratif et à répondre aux attentes d’une population réprimée, partagée entre aspiration au changement et prudence face à l’inconnu.
