La cour martiale chargée de juger 36 militaires accusés d’avoir participé à une tentative de coup d’État en 2025 au Nigeria reprendra ses travaux le 8 mai, a indiqué lundi à l’AFP un porte-parole du quartier général de la défense.
Selon les autorités, ce projet de putsch, s’il avait abouti, aurait mis un terme à plus de vingt-cinq années de régime démocratique dans le pays le plus peuplé du continent africain.
Le tribunal militaire a entamé ses audiences vendredi avec la comparution des 36 officiers devant des juges récemment assermentés. Les débats se tiennent dans une enceinte militaire de la capitale, Abuja.
Comme lors de la première audience, la prochaine séance se déroulera à huis clos, sans présence des médias, a précisé le général Samaila Uba.
En parallèle, six civils comparaissent cette semaine devant la Haute Cour fédérale d’Abuja pour leur implication présumée dans cette affaire. Tous ont plaidé non coupable.
Le Nigeria a été marqué par plusieurs coups d’État au cours de son histoire, passant une grande partie de la seconde moitié du XXe siècle sous régime militaire après son indépendance du Royaume-Uni en 1960. Depuis le retour à un pouvoir civil en 1999, le pays est gouverné par des autorités élues.
