A la veille du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a lancé un appel en faveur du journaliste français Christophe Gleizes, détenu en Algérie depuis un an. Il espère qu’une grâce présidentielle lui permettra de retrouver la liberté et de couvrir la compétition pour laquelle il a été officiellement accrédité.
Lors d’une conférence de presse organisée à Mexico, où se déroule le match d’ouverture du tournoi, Gianni Infantino a évoqué l’absence du collaborateur du magazine So Foot.
« Il y a une chaise vide, celle de Christophe Gleizes, le seul journaliste sportif emprisonné dans le monde », a-t-il déclaré, exprimant le souhait qu’un « geste d’humanité » du président algérien Abdelmadjid Tebboune lui permette de rejoindre la compétition.
Quelques heures plus tôt, Reporters sans frontières (RSF) avait annoncé que le journaliste de 37 ans avait reçu une accréditation officielle de la FIFA pour couvrir l’intégralité du Mondial, organisé du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Pour l’organisation, cette décision constitue un signal fort de soutien à un professionnel dont « la place est dans les stades, et non en prison ».
Christophe Gleizes avait été arrêté en mai 2024 alors qu’il réalisait un reportage sur la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK). Placé sous contrôle judiciaire dans un premier temps, il a été condamné en juin 2025 à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme », avant d’être incarcéré. Cette condamnation, prononcée dans un contexte de tensions diplomatiques entre Paris et Alger, a été confirmée en appel en décembre.
Ses parents, Sylvie et Francis Godard, ont salué le soutien de la FIFA tout en renouvelant leur appel à la clémence du chef de l’État algérien.
« Notre fils reste emprisonné alors que débute la plus grande compétition de football au monde », ont-ils regretté, estimant que sa libération serait « dans l’intérêt de tous ».
Après avoir retiré son pourvoi en cassation en mars afin de favoriser une éventuelle mesure de grâce, Christophe Gleizes a vu la procédure judiciaire définitivement close début juin, à la suite du rejet par la justice algérienne du recours déposé par le parquet. Une décision qui ouvre désormais la voie à une possible grâce présidentielle.
