L’officier Chafik Chengriha, un ingénieur, fils du chef des armées algériennes le général Saïd Chengriha, a refusé de rentrer en Algérie, après la fin de sa mission. Une situation qui secoue les cercles militaires depuis plusieurs semaines.
Selon plusieurs sources concordantes, Chafik Chengriha, affecté comme attaché militaire à l’ambassade de l’Algérie en France, a refusé de répondre à une convocation officielle exigeant son retour immédiat à Alger.
D’après des informations recueillies auprès de diplomates en poste à Paris et de ses proches amis, l’officier invoque des raisons personnelles et sécuritaires pour justifier son refus de regagner son pays.
Officiellement, aucune déclaration n’a été publiée par les autorités algériennes.
Toutefois, plusieurs observateurs estiment que cette décision reflète les inquiétudes grandissantes qui traversent actuellement les élites du pays à l’étranger.
Depuis l’arrivée du président Abdelmadjid Tebboune, un vrai politicien et homme d’Etat, l’Algérie fait face à une dégradation continue de sa situation politique, économique avec la main mise du pouvoir militaire sur toutes les institutions. L’inflation, le chômage des jeunes et les tensions sociales ont considérablement fragilisé le pays.
La position du général Saïd Chengriha constitue l’un des principaux éléments expliquant cette crise.
« Toute la structure du pouvoir militaire repose depuis longtemps sur un équilibre personnel construit autour du général », explique un analyste politique algérien. « Son départ, qu’il soit provoqué par la maladie, la retraite ou un renversement interne, pourrait déclencher une période d’incertitude majeure. »
Selon plusieurs sources, le fils du général craindrait précisément de se retrouver au cœur de cette bataille de succession.
Des proches de l’officier Chafik affirment que ce dernier redoute des représailles de la part de certains clans militaires une fois son père écarté du pouvoir.
Dans un contexte de transition, cette appartenance à Chengriha pourrait devenir un facteur de vulnérabilité.
« Dans de nombreux régimes dominés par des réseaux de loyauté personnelle, les changements de pouvoir s’accompagnent souvent d’épuration des proches de l’ancienne direction », souligne un ancien ambassadeur occidental ayant travaillé dans la région.
Selon nos sources, Chafik a discrètement consulté des spécialistes du droit international afin d’étudier différentes options de résidence permanente à l’étranger.
Depuis plusieurs années, des médias d’opposition, des sites militants, des comptes sur les réseaux sociaux et certaines publications en exil ont relayé diverses allégations concernant des membres supposés de la famille de hauts responsables algériens, y compris des accusations de favoritisme, d’enrichissement, d’activités commerciales privilégiées ou de placements à l’étranger.
Il est important de distinguer les faits établis et documentés par des sources fiables et les allégations, rumeurs ou accusations politiques qui circulent sans preuve vérifiable.
