Le gouvernement de la Guinée équatoriale a présenté mardi sa démission, dans un contexte marqué par de vives critiques sur la gestion des affaires publiques et le faible niveau de mise en œuvre des priorités de l’exécutif.
Le Premier ministre, Manuel Osa Nsue Nsua, a officiellement annoncé la démission collective de son cabinet lors d’une session extraordinaire du Conseil des ministres. Le vice-président, Teodoro Nguema Obiang Mangue, demeure toutefois en poste, selon des médias locaux citant des sources officielles.
Les autorités expliquent cette décision par les résultats jugés insuffisants de l’action gouvernementale. S’adressant à la population, le chef du gouvernement sortant a indiqué que son équipe n’avait atteint qu’environ 10 % des objectifs qui lui avaient été assignés depuis sa nomination il y a deux ans.
Dans un message publié sur le réseau social X, le vice-président a estimé que cette démission s’inscrivait dans une logique de responsabilité et d’évaluation des performances, considérant que les résultats obtenus restaient en deçà des attentes.
De son côté, le Parti démocratique de Guinée équatoriale, au pouvoir, a dénoncé une corruption généralisée et l’incapacité de l’exécutif à mener les réformes indispensables à la transformation économique du pays.
Le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo avait récemment alerté sur les conséquences de la corruption pour l’avenir économique de la Guinée équatoriale. Le pays est confronté au déclin de sa production pétrolière et cherche à diversifier son économie en misant sur de nouveaux secteurs de croissance, notamment l’agriculture.
