Cinq personnes ont perdu la vie à la suite des inondations provoquées par les fortes pluies qui ont frappé plusieurs régions du Togo les 28 et 29 juin, selon un bilan provisoire communiqué samedi par le gouvernement.
Dans un communiqué diffusé à la télévision nationale, les autorités font également état d’importants dégâts matériels et de sérieuses perturbations de la circulation. Les opérations de secours se poursuivent dans les zones touchées, avec des interventions destinées à assister les populations sinistrées, sécuriser les secteurs à risque et accompagner les familles affectées.
Les précipitations, qui se sont abattues durant plusieurs heures, ont submergé de nombreuses habitations, notamment à Lomé, la capitale. Face à la montée des eaux, plusieurs familles ont été contraintes d’abandonner leur domicile pour trouver refuge chez des proches ou des voisins.
Le Togo figure parmi les pays du golfe de Guinée durement touchés par les pluies diluviennes enregistrées à la fin du mois de juin, période marquant le début de la saison des pluies. La Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria ont également subi d’importantes inondations.
Face à cette situation, plusieurs partis politiques et organisations de la société civile ont appelé les habitants des régions épargnées à manifester leur solidarité envers les victimes.
Dans un communiqué publié le 2 juillet, la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), une coalition de partis d’opposition et d’organisations de la société civile, a estimé que ces catastrophes récurrentes soulignent « l’urgence de repenser les politiques d’urbanisation et d’assainissement » afin de mieux prévenir les risques liés aux fortes précipitations.
À l’échelle régionale, le bilan des intempéries reste particulièrement lourd. Selon les chiffres disponibles, les pluies ont fait au moins 59 morts en Côte d’Ivoire et douze au Ghana, illustrant l’ampleur des conséquences des phénomènes météorologiques extrêmes qui frappent actuellement plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
