Le Burkina Faso table sur une progression moyenne annuelle de 9,3 % de ses recettes publiques sur la période 2027-2029, selon le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2027-2029, récemment adopté par l’Assemblée législative de transition.
D’après un communiqué du gouvernement, les recettes budgétaires devraient atteindre 3.924,3 milliards de FCFA en 2027, avant de passer à 4.328,8 milliards en 2028 puis à 4.686,4 milliards de FCFA en 2029.
Les autorités indiquent que les orientations du budget 2027 tiennent compte d’un environnement marqué par des défis internationaux, régionaux et nationaux, tout en s’inscrivant dans une stratégie visant à consolider la souveraineté économique du pays.
Au cours de la même session, les députés ont adopté à l’unanimité deux autres textes majeurs : un projet de loi portant statut général des autorités administratives indépendantes et une réforme de la réglementation bancaire.
Le premier texte a pour objectif d’unifier le cadre juridique de ces institutions afin de renforcer leur cohérence, d’améliorer la gouvernance publique, de promouvoir la transparence dans la gestion des finances publiques et de renforcer le contrôle de l’utilisation des ressources de l’État.
La réforme bancaire, quant à elle, intègre dans le droit burkinabè la loi uniforme adoptée en 2023 par le Conseil des ministres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Elle modernise le cadre réglementaire du secteur bancaire en tenant compte des mutations technologiques et des enjeux liés à l’inclusion financière.
Le nouveau dispositif élargit notamment son champ d’application aux entreprises de technologie financière (FinTech) et encadre de nouvelles activités bancaires afin d’accompagner le développement des services financiers innovants.
