A la veille d’une échéance majeure au Conseil de sécurité des Nations unies sur le Sahara occidental, le Front Polisario est accusé d’avoir arrêté et menacé des Sahraouis dans les camps de Tindouf, en Algérie, pour leurs oppositions à la direction de Brahim Ghali et de leur soutien à une solution politique fondée sur l’autonomie sous souveraineté marocaine, soutenue par les Etats-Unis et autres pays.
Selon des sources sécuritaires, ces arrestations par les milices du polisario et de la gendarmerie algérienne, interviennent dans un contexte de tensions autour de l’avenir du dossier du Sahara et des discussions internationales sur les perspectives de règlement du différend. Les contestataires dénonceraient la gestion du mouvement dirigé par Brahim Ghali et exprimeraient leur adhésion à une issue politique privilégiant l’autonomie dans le cadre de la souveraineté du Maroc.
Les menaces rapportées contre ces voix dissidentes soulèvent des interrogations sur la liberté d’expression et les conditions dans lesquelles les opposants au leadership du Polisario peuvent faire entendre leurs revendications dans les camps de Tindouf.
A l’approche des discussions au Conseil de sécurité, ces affirmations donnent une dimension supplémentaire aux tensions internes au sein du mouvement séparatiste. Elles placent également la question des droits et des libertés des populations vivant dans les camps au centre des préoccupations liées au règlement du conflit.
