Les forces armées burkinabé ont intensifié en février leurs offensives contre des groupes terroristes sur plusieurs fronts, notamment à Titao, Tongomayel, Béléhédé, Filio, Djibo, ainsi que dans l’Est du pays et le long de la frontière ivoirienne. Selon l’armée, ces opérations ont entraîné la neutralisation de centaines d’assaillants, la destruction de nombreuses bases et la récupération d’importants équipements militaires.
Le 14 février, de violents affrontements ont opposé les forces armées à des groupes armés dans les secteurs de Tongomayel, Béléhédé et Filio. Les assaillants, qui tentaient de se regrouper pour mener des actions contre les populations civiles et attaquer une base militaire, ont finalement été repoussés après une riposte coordonnée des unités déployées et l’intervention de moyens aériens.
Deux jours plus tôt, une frappe ciblée menée dans le Parc W a permis d’éliminer un groupe transportant un important stock de matériel, sécurisant la zone selon des sources militaires.
Le 10 février, près de la frontière, une unité de reconnaissance a été attaquée par plusieurs centaines de combattants armés. Après de violents échanges, les soldats ont tenu leurs positions et contraint leurs adversaires à battre en retraite, abandonnant du matériel sur place.
Entre le 7 et le 9 février, des opérations offensives ont également été conduites près de la frontière avec la Côte d’Ivoire afin d’empêcher toute implantation de groupes armés dans la zone. Plusieurs tentatives de fuite vers l’autre rive ont été observées sous surveillance militaire.
D’autres actions ciblées ont été menées durant la première quinzaine du mois, notamment contre des groupes utilisant des drones d’observation ou préparant des regroupements logistiques. Plusieurs positions et équipements ont été détruits lors de frappes aériennes.
Selon l’armée, les opérations se poursuivent afin de sécuriser durablement les zones concernées et de maintenir la pression sur les groupes armés encore actifs, selon l’agence d’information burkinabé.
