La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) prévoit de fermer une vingtaine de ses bases déployées à travers le pays d’ici la fin du mois de mars. Cette décision a été annoncée mercredi dans un contexte marqué par une amélioration progressive de la situation sécuritaire dans plusieurs régions.
Selon le général Humphrey Nyone, commandant de la Force de la MINUSCA, cette réorganisation s’inscrit également dans un cadre de contraintes budgétaires auxquelles fait face l’Organisation des Nations unies. Il a précisé lors d’un point de presse à Bangui que 21 bases, pour la plupart temporaires, sont concernées par cette fermeture.
Le responsable militaire a toutefois tenu à rassurer sur la portée de cette mesure, soulignant qu’elle ne constitue ni un retrait de la mission ni un désengagement vis-à-vis des populations locales. Elle vise plutôt, selon lui, à optimiser les ressources disponibles et à renforcer la mobilité des forces sur le terrain.
Cette restructuration devrait également permettre d’améliorer la coordination avec les forces de défense et de sécurité centrafricaines, notamment les FACA, ainsi qu’avec la gendarmerie et la police. L’objectif affiché est de maintenir une présence efficace, plus flexible et capable d’intervenir rapidement dans les zones sensibles.
Cette évolution fait suite à la fermeture récente de deux bases d’opérations temporaires dans les régions de Mbrès et de Dékoa, où l’amélioration du climat sécuritaire a été constatée.
Par ailleurs, la Tunisie a décidé de prolonger d’un an la présence de son bataillon d’infanterie légère en République centrafricaine dans le cadre de sa contribution aux opérations de maintien de la paix de l’ONU. Cette mission, initialement autorisée en 2022, a été renouvelée jusqu’au 22 mai 2027, selon un décret officiel publié récemment.
Déployés depuis septembre 2022, les militaires tunisiens participent à plusieurs missions, notamment la protection des civils, la sécurisation des zones d’intervention, le soutien aux opérations humanitaires, ainsi que la protection des personnels et infrastructures des Nations unies. Ils contribuent également aux efforts de désarmement, de démobilisation et de réintégration, en plus du suivi des droits humains dans le cadre du mandat de la MINUSCA.
