Au moins 14 personnes ont été kidnappées mercredi soir dans l’État de Benue, au centre du Nigeria, alors qu’elles se rendaient à un examen d’entrée à l’université prévu le lendemain, selon des sources policières locales.
La région est régulièrement en proie à des enlèvements contre rançon menés par des groupes armés, souvent appelés « bandits ». Elle est également marquée par des conflits récurrents entre éleveurs peuls musulmans et agriculteurs majoritairement chrétiens, liés à l’accès aux terres et aux ressources.
D’après le chef de la police de l’État, Ifeanyi Emenari, les victimes voyageaient en bus vers la ville d’Otukpo lorsqu’elles ont été interceptées. « Quatorze passagers ont été enlevés, tandis qu’un autre a réussi à s’échapper. Des opérations sont en cours pour obtenir leur libération », a-t-il précisé.
L’examen concerné est organisé par le Comité mixte pour les admissions et les inscriptions (JAMB), organisme public chargé de réguler l’accès à l’enseignement supérieur au Nigeria. Selon le président du conseil local d’Otukpo, Maxwell Ogiri, la plupart des personnes enlevées sont de jeunes candidats. Il a également indiqué que des forces de sécurité ont été déployées dans les zones forestières pour tenter de les retrouver.
Dans l’État voisin du Plateau, notamment à Jos, récemment touchée par des violences meurtrières, les autorités ont renforcé les dispositifs de sécurité autour des centres d’examen, une mesure qui suscite à la fois soulagement et inquiétude parmi les candidats.
Certains témoignages illustrent ce climat tendu. Une candidate chrétienne a confié avoir hésité à se présenter à l’épreuve par crainte pour sa sécurité, avant d’être rassurée par les autorités et les forces de l’ordre. De son côté, une autre candidate, de confession musulmane, a assuré que des convois sécurisés avaient été mis en place, avec des bus escortés pour transporter les élèves vers les centres d’examen et les ramener en toute sécurité après les épreuves.
