Le président Kaïs Saïed a présidé, samedi au Palais de Carthage, une cérémonie marquant le 70e anniversaire des Forces de sécurité intérieure, dans un contexte marqué par de nombreuses critiques sur la gestion sécuritaire du pays.
Dans un discours adressé aux différentes unités, le chef de l’État a évoqué une « phase historique » et des défis sécuritaires croissants, sans toutefois apporter de réponses concrètes aux inquiétudes persistantes liées à la criminalité et à la stabilité. Il a affirmé que l’image des forces de sécurité continuerait de s’améliorer, une déclaration qui contraste avec les critiques récurrentes sur leur fonctionnement et leur relation avec les citoyens.
Le président a également salué les « sacrifices » des forces sécuritaires et militaires, tout en insistant sur une supposée cohésion avec la population. Une vision jugée éloignée par certains observateurs, qui pointent un climat de méfiance grandissant et des tensions sociales persistantes.
Abordant les mouvements de protestation, Kaïs Saïed a assuré que les forces de sécurité garantissent la protection des manifestants, tout en dénonçant des « tentatives de déstabilisation ». Des propos qui interviennent alors que plusieurs voix s’inquiètent et dénoncent les restrictions des libertés publiques et de la gestion des manifestations.
Le chef de l’État a par ailleurs évoqué l’existence de « mercenaires » cherchant à semer le trouble, sans fournir d’éléments précis, tout en rejetant les accusations visant les institutions sécuritaires. Il a soutenu que ces dernières agissent dans le respect de la Constitution, une affirmation contestée par ses détracteurs.
La cérémonie s’est conclue par des décorations et promotions de responsables sécuritaires, ainsi qu’un hommage aux martyrs, dans un contexte où les critiques sur la gouvernance et la situation sécuritaire du pays continuent de s’intensifier.
