Niger : L’armée aux frontières algérienne et tchadienne

Les autorités militaires nigériennes ont annoncé le déploiement de deux nouvelles opérations dans les zones frontalières, sur instruction du chef de l’Etat, le général Abdourahamane Tiani, afin de renforcer la sécurité face aux menaces persistantes dans le Sahel.

Dans un communiqué, le commandement militaire explique que l’opération Garkoi a été réorganisée pour améliorer son efficacité, sa capacité de réaction et la coordination sur un vaste théâtre sahélo-saharien. Cette restructuration s’est traduite par la mise en place de deux états-majors tactiques distincts.

La première opération, baptisée «Akarasse», concerne les départements d’Arlit et d’Iferouane, situés à proximité de la frontière avec l’Algérie. La seconde, nommée «Klafoki», se concentre sur le département de Bilma, à la frontière avec le Tchad.

Ces zones désertiques étendues sont régulièrement confrontées à des incursions de groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, ainsi qu’à des activités de trafic d’armes et de stupéfiants.

Par ailleurs, la frontière avec le Tchad reste fragilisée par la présence de réseaux criminels, en plus des attaques menées par le groupe jihadiste Boko Haram, contribuant à une instabilité sécuritaire persistante dans ces régions reculées.