L’Assemblée législative du peuple (ALP) du Burkina Faso a adopté à l’unanimité, samedi, une nouvelle loi encadrant les libertés religieuses. Le texte vise à concilier la liberté de culte, le maintien de l’ordre public et le renforcement de la cohésion sociale.
Dans un communiqué publié sur son site officiel, l’ALP a indiqué que cette adoption traduit la volonté des représentants du peuple de soutenir l’action gouvernementale à travers la mise en place d’un cadre juridique équilibré pour l’exercice des activités religieuses.
Élaborée depuis 2015, cette législation, composée de six titres et de 110 articles, est le fruit d’un long processus de concertation ayant associé l’État, les confessions religieuses et les organisations de la société civile.
Selon l’Assemblée, cette loi instaure un dispositif inédit dédié aux libertés religieuses et pose les bases d’un environnement propice à une coexistence harmonieuse entre les différentes communautés de foi. Elle précise également les modalités d’intervention de l’État dans la sphère religieuse et, en retour, celles des organisations religieuses dans l’espace public.
Présentant le projet devant les députés, le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, a insisté sur le caractère « équilibré et protecteur » du texte. Selon lui, le nouveau cadre juridique permettra de prévenir les dérives liées à l’exercice du culte tout en garantissant à chaque citoyen le droit à la liberté de religion.
La Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH), chargée de l’examen du projet, a salué l’adoption de cette loi qu’elle considère comme un outil juridique novateur pour le pays.
Parmi les principales innovations figurent la clarification du principe constitutionnel de laïcité, l’encadrement des relations entre l’État et les confessions religieuses, la prévention des dérives sectaires ou communautaires, ainsi que la reconnaissance du rôle social des religions et de leurs responsables. Le texte entend également consolider un cadre favorable à la coexistence pacifique des différentes confessions sur l’ensemble du territoire burkinabè.
