L’Ethiopie ambitionne de porter ses recettes d’exportation de café à 6 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, soit le double du niveau actuel, a annoncé le ministre de l’Agriculture, Addisu Arega.
Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a lancé un vaste programme national destiné à améliorer la productivité de la filière café. Ce plan quinquennal a été au cœur d’un forum organisé le week-end dernier, réunissant producteurs, exportateurs, chercheurs, responsables régionaux et représentants d’associations de caféiculteurs.
Le ministre a rappelé que les exportations de café devraient générer près de 3 milliards de dollars de recettes au terme de la campagne en cours. Il a toutefois souligné que les rendements restent inférieurs aux standards internationaux, avec une production de moins de 9 quintaux par hectare, contre une moyenne mondiale d’environ 15 quintaux.
Les données présentées lors de cette rencontre, relayées par la presse locale, montrent que le Brésil, premier producteur mondial de café, enregistre un rendement moyen de 15 quintaux par hectare, tandis que celui de l’Éthiopie oscille entre 8 et 9 quintaux.
Pilier de l’économie nationale, le café représente près de 4 % du produit intérieur brut (PIB) du pays. La filière assure les moyens de subsistance d’environ 30 millions d’éthiopiens et génère entre 35 % et 40 % des recettes en devises, ce qui en fait le premier produit agricole d’exportation de l’Ethiopie.
