Le Canada a annoncé l’entrée en vigueur, à compter de lundi, de nouvelles restrictions aux frontières visant les personnes ayant récemment séjourné en République démocratique du Congo (RDC), afin de prévenir tout risque de propagation de l’épidémie d’Ebola.
Dans un communiqué, l’Agence de santé publique du Canada a indiqué que tout ressortissant étranger ayant séjourné en RDC au cours des 21 derniers jours se verra refuser l’entrée sur le territoire canadien. Cette mesure restera en vigueur jusqu’au 29 août.
Les citoyens canadiens et les résidents permanents ne sont pas concernés par cette interdiction. Toutefois, ils sont soumis depuis la fin du mois de mai à une quarantaine obligatoire de 21 jours lorsqu’ils reviennent d’un séjour en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud.
Les autorités sanitaires canadiennes précisent que ces dispositions sont prises à titre préventif. Elles estiment que le risque d’importation du virus demeure faible et soulignent qu’aucun cas d’Ebola lié à un voyage n’a été enregistré au Canada à ce jour.
Cette décision intervient alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte sur l’accélération de l’épidémie en RDC. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a récemment déclaré que la propagation du virus était plus rapide que lors des précédentes flambées observées dans le pays.
Selon les dernières données de l’OMS arrêtées au 15 juillet, la RDC recensait 2.124 cas d’Ebola, dont 828 décès. L’organisation estime toutefois que le nombre réel de contaminations pourrait être de deux à quatre fois supérieur aux chiffres officiellement rapportés, en raison des difficultés de surveillance épidémiologique sur le terrain.
Face à cette évolution, plusieurs pays renforcent leurs dispositifs de contrôle sanitaire afin de limiter le risque d’importation du virus.
