La Belgique et le Rwanda ont décidé de renouer leurs relations diplomatiques, rompues depuis mars 2025 sur fond de tensions liées au conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). L’annonce a été faite mardi dans un communiqué conjoint publié en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York.
Les deux pays prévoient de rouvrir prochainement leurs ambassades respectives. Cette reprise intervient après plusieurs mois de contacts et de rencontres informelles entre leurs ministres des Affaires étrangères, Maxime Prévot et Olivier Nduhungirehe.
Selon le communiqué, ces échanges ont permis d’aborder plusieurs différends et incompréhensions dans un climat jugé constructif. Bruxelles et Kigali ont également salué le rôle joué par le Qatar dans la facilitation de ce rapprochement.
Les deux gouvernements ont réaffirmé leur volonté de maintenir un dialogue « ouvert, franc et transparent », destiné à traiter leurs différends bilatéraux et à échanger sur leurs divergences concernant certaines questions internationales.
La rupture diplomatique remontait à mars 2025. Kigali avait alors accusé la Belgique de soutenir la position de Kinshasa dans la crise sécuritaire qui oppose les autorités congolaises au mouvement rebelle du M23, soutenu par le Rwanda selon plusieurs sources internationales. Le gouvernement rwandais avait également dénoncé ce qu’il considérait comme une volonté de Bruxelles de préserver une influence néocoloniale dans la région.
Ancienne puissance coloniale du Rwanda et de la RDC, la Belgique s’était montrée particulièrement critique envers Kigali après l’offensive du M23 lancée fin 2024 dans l’est congolais. Les rebelles avaient notamment pris le contrôle de Goma, capitale du Nord-Kivu, puis de Bukavu, dans le Sud-Kivu.
Bruxelles avait alors plaidé au niveau européen pour l’adoption de sanctions contre le Rwanda, l’accusant de porter atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC.
La normalisation annoncée à New York marque ainsi une nouvelle étape dans les relations entre Bruxelles et Kigali, malgré la persistance de divergences sur le dossier congolais et plusieurs enjeux régionaux.
