Le Conseil des ministres, réuni en session ordinaire le jeudi 29 janvier 2026, avait décidé de la dissolution des partis politiques ainsi que du reversement de leur patrimoine à l’Etat. A Titao, plusieurs habitants saluent une mesure qu’ils jugent nécessaire.
Pour Amadé Younga, dit Gess, la décision relative au transfert des biens des partis politiques constitue une initiative salutaire. Il estime que cette mesure met un terme définitif à l’influence des formations politiques sur la scène nationale, d’après l’agence d’information burkinabé (AIB).
Oumarou Kagoné abonde dans le même sens. « J’approuve le reversement du patrimoine des partis politiques à l’Etat, car nous ne souhaitons plus voir ces partis revenir sur la scène nationale », a-t-il déclaré.
Boukary Kagoné, connu sous le nom de Sabata, considère pour sa part que la décision est logique. « On ne peut pas dissoudre les partis politiques tout en leur laissant leurs sièges et leur matériel. Cela reviendrait à une dissolution de façade », a-t-il expliqué, ajoutant que cette mesure encouragera l’engagement au service de la nation plutôt que la défense d’intérêts personnels.
Selon lui, un parti politique fonctionne comme une association et ses biens n’appartiennent pas à des individus. « Lorsqu’un parti est dissous, son patrimoine doit l’être également. En revanche, lorsqu’un responsable acquiert un bien pour un usage personnel, celui-ci relève d’un patrimoine privé », a-t-il précisé, estimant que cette décision permettra de distinguer les personnes intègres de celles qui ne le sont pas.
Flavien Tapsoba voit dans cette mesure un moyen pour l’État de renforcer ses ressources. Un avis partagé par Sidiki Kindo, qui souligne que le reversement des biens des partis politiques profitera à l’ensemble de la population. « Auparavant, certains accaparaient les biens des partis. Désormais, ces ressources pourront être mises à la disposition du peuple », a-t-il affirmé.
M. Kindo a notamment suggéré que le matériel logistique récupéré puisse être attribué aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).
