Niger : 25 miliciens d’autodéfense tués à Tillabéri

Des assaillants armés non identifiés ont tendu jeudi une série d’embuscades terroristes dans plusieurs villages de la région de Tillabéri, dans l’ouest du Niger, tuant 25 membres de milices civiles d’autodéfense, selon des sources locales.

Un ancien maire de la commune rurale d’Anzourou a indiqué que ‘’25 miliciens d’autodéfense’’ sont tombés jeudi dans des embuscades tendues par des terroristes, sans pouvoir préciser l’identité des auteurs. Un responsable d’une association de ressortissants de la région a confirmé le bilan, ajoutant que trois autres jeunes avaient été blessés puis transférés vers des hôpitaux de Tillabéri et de la capitale, Niamey.

Les victimes provenaient de quatre localités voisines : Doukou Makani, Doukou Djindé, Doukou Saraou et Doukou Koirategui. La commune d’Anzourou, qui regroupe une cinquantaine de villages et hameaux, s’étend au cœur de l’immense région de Tillabéri, vaste territoire de 100.000 km² situé à proximité de la zone dite des « trois frontières » entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali, théâtre récurrent d’attaques jihadistes.

Depuis plusieurs années, le Niger est confronté à des offensives meurtrières attribuées notamment à l’Etat islamique au Sahel (EIS) et au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. 

Selon ACLED, la région de Tillabéri est devenue en 2025 « la plus meurtrière du Sahel central », avec plus de 1.200 décès enregistrés, devant les régions voisines du Mali et du Burkina Faso. 

De son côté, Human Rights Watch affirme que l’État islamique au Sahel a « exécuté sommairement » plus de 127 villageois et fidèles musulmans lors de cinq attaques recensées entre mars et septembre dans cette région.

Le Niger fait également face, dans sa partie sud-est, aux actions violentes de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap).

Selon des services de renseignement, ces groupes jihadistes terroristes seraient soutenus par un pays frontalier au Mali et au Niger.