Le président béninois Romuald Wadagni est arrivé mardi à Niamey pour une visite officielle qui pourrait ouvrir la voie à une normalisation des relations entre le Bénin et le Niger, fortement dégradées depuis le coup d’Etat ayant porté au pouvoir les militaires nigériens en juillet 2023.
A son arrivée dans la capitale nigérienne, le chef de l’Etat béninois a été accueilli par le président de transition du Niger, le général Abdourahamane Tiani. Cette rencontre constitue la première visite d’un président béninois au Niger depuis l’installation du régime militaire, dans un contexte où les relations bilatérales ont été marquées par des tensions politiques et sécuritaires persistantes.
Après un premier déplacement au Nigeria la veille, Romuald Wadagni a choisi de consacrer sa deuxième visite à son voisin nigérien, illustrant l’importance qu’il accorde aux relations de proximité. Selon la présidence béninoise, cette démarche s’inscrit dans une stratégie de renforcement du dialogue avec l’ensemble des pays frontaliers du Bénin.
Les discussions entre les deux dirigeants devraient notamment porter sur les questions de sécurité, alors que les deux pays font face à une menace jihadiste croissante dans leurs zones frontalières. Depuis plusieurs années, le nord du Bénin et l’ouest du Niger sont régulièrement visés par des attaques de groupes armés affiliés aux mouvances extrémistes opérant dans le Sahel.
Des signes d’apaisement étaient déjà apparus lors de l’investiture de Romuald Wadagni à Cotonou, à laquelle avait participé le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine. Les médias publics nigériens ont également multiplié ces derniers jours les messages mettant en avant les liens historiques et culturels entre les populations des deux pays.
Après son étape à Niamey, le président béninois doit poursuivre sa tournée régionale au Burkina Faso, autre pays dirigé par un régime militaire allié du Niger au sein de l’Alliance des Etats du Sahel. Cette séquence diplomatique est perçue comme une volonté de renouer le dialogue avec les capitales sahéliennes et de favoriser un climat de coopération régionale.
