Un éboulement survenu samedi sur un site minier de Rubaya, dans l’est de la République démocratique du Congo, a causé la mort de dizaines de personnes et fait plusieurs blessés, a annoncé lundi le gouvernement congolais. Des sources locales évoquent pour leur part un bilan provisoire dépassant les 50 morts.
La catastrophe s’est produite tôt samedi matin dans le périmètre minier de Rubaya, situé dans le territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu. Cette région est riche en minerais dits « 3T », étain, tungstène et tantale, très prisés dans l’industrie électronique.
Selon un communiqué officiel, le drame s’est produit vers 4 heures du matin au site minier de Gakombe, également appelé Gatambi Kalambairo. De fortes pluies auraient provoqué l’effondrement de galeries creusées dans la zone, entraînant un important glissement de terrain.
Les autorités estiment que l’exploitation intensive et illégale de ces galeries a fortement fragilisé le site, le rendant particulièrement vulnérable face aux intempéries.
Plusieurs personnes sont toujours portées disparues, ce qui fait craindre un bilan encore plus lourd dans les prochaines heures.
Le gouvernement a indiqué que des nourrissons et des enfants figurent parmi les victimes. Des habitations situées près du site minier, dans le village de Kalambairo, ont également été endommagées, laissant les habitants sous le choc.
L’accès à la zone reste par ailleurs compliqué en raison de la situation sécuritaire, le secteur étant actuellement sous contrôle des rebelles de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda selon Kinshasa.
Il s’agit du troisième éboulement enregistré depuis la fin janvier dans cette cité minière, portant à plus de 500 le nombre de victimes selon des sources officielles.
