Le mouvement de grève des transporteurs routiers au Sénégal se poursuit, les discussions engagées avec le gouvernement n’ayant pas permis de parvenir à un compromis. Les syndicats ont ainsi décidé de prolonger leur mobilisation entamée depuis une semaine.
A l’issue de plusieurs heures de négociations tenues dimanche, aucun accord n’a été trouvé sur les principales revendications. Selon le secrétaire général de la Fédération des syndicats, Alassane Ndoye, aucune des dix doléances soumises aux autorités n’a reçu de réponse satisfaisante, traduisant, selon lui, un manque de volonté des pouvoirs publics à résoudre les difficultés du secteur.
Le mouvement, lancé par quatorze organisations syndicales, repose notamment sur des revendications d’ordre juridique et institutionnel. Les transporteurs dénoncent en priorité le refus de l’État de reconnaître officiellement leur nouvelle structure syndicale, mise en place en février 2026, qu’ils considèrent comme une tentative d’affaiblir leur organisation.
Au-delà de cette question, les professionnels du secteur pointent la dégradation du système de transport routier. Ils évoquent la montée du transport informel, la multiplication des contrôles sur les axes routiers et des pratiques assimilées à du racket.
Les grévistes dénoncent également des faits persistants de harcèlement et de corruption, appelant à l’application effective des engagements pris par les autorités, notamment en matière de réduction des points de contrôle, engagements qu’ils jugent non respectés.
