Burundi : Un soutien de 11 millions de dollars pour renforcer la vigilance contre Ebola

Le Burundi bénéficie d’un appui financier de 11 millions de dollars destiné à consolider son dispositif de prévention et de riposte contre le virus Ebola. L’annonce a été faite par le directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), Jean Kaseya, lors d’une visite officielle dans ce pays d’Afrique de l’Est.

Cette enveloppe a été mobilisée grâce à l’intervention de plusieurs partenaires internationaux, à la suite d’un plaidoyer mené par le ministère burundais de la Santé publique. L’objectif est de renforcer les capacités nationales afin de prévenir toute introduction du virus sur le territoire.

Lors de la cérémonie de remise de cet appui, organisée en présence du ministre de la Santé publique, Fidèle Nkezabahizi, Jean Kaseya a salué les efforts déjà entrepris par les autorités burundaises. Il a notamment mis en avant l’élaboration d’un plan national de préparation et de riposte face à une éventuelle épidémie d’Ebola.

Selon le ministre burundais, ce plan a permis d’identifier des besoins financiers estimés à 15 millions de dollars. Les activités prévues dans ce cadre devraient être lancées dans les prochains jours afin de renforcer la surveillance sanitaire, la préparation des structures de santé et les mécanismes de réponse rapide.

Cette aide intervient dans un contexte de vigilance accrue sur le continent. Le CDC Afrique a récemment classé onze pays africains parmi les plus exposés au risque de propagation du virus Ebola. Outre le Burundi, figurent sur cette liste le Soudan du Sud, le Rwanda, le Kenya, la Zambie, la Centrafrique, la Tanzanie, l’Éthiopie, l’Angola, la République du Congo et la Somalie.

Par ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé le lancement d’essais cliniques portant sur plusieurs vaccins et traitements expérimentaux. L’agence onusienne souligne qu’aucun vaccin ni traitement homologué n’existe actuellement contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, tout en estimant que plusieurs candidats thérapeutiques présentent un potentiel prometteur pour des évaluations cliniques.