Le pape Léon XIV a poursuivi lundi sa visite en Angola, en se rendant à Saurimo, dans l’est du pays. Dans cette région enclavée de la province de Lunda-Sul, marquée par la marginalisation et proche des zones diamantifères, le souverain pontife a une nouvelle fois dénoncé le fléau de la corruption.
Dans la matinée, il a parcouru les rues de cette ville d’environ 220000 habitants à bord de la papamobile, salué par une foule enthousiaste malgré la chaleur. L’Église catholique y joue un rôle clé pour atténuer les effets de la pauvreté persistante et le manque d’infrastructures publiques.
Le chef des catholiques a ensuite visité un centre accueillant des personnes âgées vulnérables, souvent abandonnées ou victimes de violences. Accueilli dans une ambiance festive par les résidents, il a échangé avec plusieurs d’entre eux, dont certains ont témoigné de situations difficiles.
Une messe en plein air devait suivre, rassemblant des dizaines de milliers de fidèles. Dans cette région confrontée aux conséquences sociales et environnementales de l’exploitation minière, le pape a réitéré ses préoccupations sur les inégalités et la précarité.
Plus tard dans la journée, il devait regagner Luanda pour rencontrer évêques et religieux à la paroisse Notre-Dame de Fatima, afin d’évoquer les défis de l’Église locale, notamment le manque de moyens et la concurrence croissante des Églises évangéliques.
Troisième pape à visiter l’Angola après Jean-Paul II et Benoît XVI, Léon XIV a déjà appelé, la veille, lors d’une messe près de Luanda, à dépasser les divisions et à lutter contre la corruption à travers davantage de justice et de solidarité.
Dans un pays où près d’un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté, malgré d’importantes ressources naturelles, son message résonne particulièrement. Cette étape s’inscrit dans une tournée africaine de 11 jours, qui doit s’achever en Guinée équatoriale après des passages en Algérie et au Cameroun.
