La situation de Brahim Ghali, leader du Front Polisario, semble connaître un tournant après plusieurs années passées sous protection algérienne, dans les camps de Tindouf.
Selon diverses sources et lectures géopolitiques, la position du Polisario se fragilise dans un contexte international, où il sera inscrit sur la liste des organisations terroristes des Etas Unis et des Nations Unis, sur le territoire de l’Algérie.
Dans ce contexte, le redéploiement du Polisario vers le sud-est de la Mauritanie est devenu une option vitale des services de renseignement algériens.
Officiellement, Alger continue d’afficher un soutien constant au Polisario, considéré comme un acteur clé dans le dossier du Sahara occidental. Toutefois, des signaux plus ambigus émergent.
La présence prolongée de Brahim Ghali sur le territoire algérien devient un sujet sensible, notamment en raison des pressions internationales sur les relations du Polisario avec les groupes terroristes au Moyen-Orient, mais aussi des dynamiques propres à l’Algérie au Sahel et surtout au Mali, au Niger et en Libye.
Sur le plan stratégique, plusieurs facteurs expliquent cette inflexion.
D’une part, l’évolution des rapports de force au Maghreb, marquée par la reconnaissance croissante de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental par les Etats Unis, Israël, l’Union Européenne, les pays Arabes, l’Afrique et l’Amérique latine.
La Mauritanie, pour le régime militaire algérien, qui maintient une position pro-polisario dans le conflit, représente un espace géographique stratégique, à la fois proche de la zone contestée et relativement en retrait des tensions directes entre Alger et Rabat.
Selon les experts militaires américains, une option qui va permettre à l’Algérie, via le Polisario, d’occuper la Mauritanie.
