L’Éthiopie a réalisé des économies estimées à 4,85 milliards de dollars en l’espace de neuf mois, grâce à une politique de substitution des importations par des produits fabriqués localement. L’annonce a été faite par le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel.
Selon les autorités, ce résultat s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme visant à renforcer la production nationale et à accélérer l’industrialisation, y compris dans les zones rurales. L’objectif est de réduire la dépendance aux produits importés tout en stimulant l’économie locale.
Le ministre a indiqué que cette stratégie a permis une nette progression du secteur manufacturier, dont la croissance est passée d’environ 4,8 % à plus de 13 %. Cette évolution est présentée comme le signe d’un gain significatif de productivité et de dynamisme industriel.
Au-delà des chiffres de croissance, le gouvernement met en avant plusieurs effets économiques positifs. La substitution des importations contribuerait notamment à alléger la pression sur les réserves en devises étrangères, à réduire le coût de la vie et à soutenir la reprise économique globale.
Le programme repose également sur un accompagnement des entreprises locales, à travers des incitations, un appui technique et un meilleur accès aux marchés. Selon les données officielles, ces mesures ont permis la mise en activité de 754 nouvelles industries, renforçant ainsi le tissu productif national.
Les autorités estiment que cette dynamique industrielle constitue un levier essentiel pour consolider l’autonomie économique du pays et encourager une croissance plus durable.
