Niger : Plusieurs terroristes neutralisés lors d’opérations des forces de sécurité

Les forces de défense et de sécurité (FDS) du Niger ont intensifié leurs opérations entre le 20 et le 26 avril 2026, aboutissant à la neutralisation d’au moins 13 personnes présentées comme terroristes ou complices, selon un bulletin publié mardi par le Centre intégré de coordination des opérations (CICO).

D’après ce rapport hebdomadaire, les interventions menées sur l’ensemble du territoire ont également permis l’arrestation de suspects et la saisie d’équipements militaires ainsi que de produits illicites. Les autorités évoquent une stratégie fondée sur des actions ciblées, appuyées par le renseignement et des déploiements rapides, ayant contribué à renforcer le contrôle de zones jugées sensibles.

Dans l’ouest du pays, sur la rive droite du fleuve Niger, l’opération Niya a conduit le 23 avril à la neutralisation de deux individus assimilés à des guetteurs, lors d’une patrouille près de Torodi. Quelques jours plus tard, aux abords de Karmari, trois autres personnes ont été abattues alors qu’elles tentaient d’installer un engin explosif improvisé, aussitôt détruit sur place.

Au titre de l’opération Shara, deux assaillants ont été tués le 22 avril près du village d’Inkotoyan, où une motocyclette a été récupérée. Le même jour, une action menée au nord de Dogon Tapki a permis d’éliminer six combattants armés et de récupérer leur arsenal.

Par ailleurs, dans le cadre de l’opération Damissa, une patrouille a repéré deux engins explosifs sur l’axe Saboula–Bossey, au sud-est de Falmey. Ceux-ci ont été neutralisés sans incident par une unité spécialisée du génie militaire.

A l’est, l’opération Naléwa Dolé a permis la saisie d’un véhicule et d’armes dans un campement suspect au nord de Nguigmi, dans la zone de Birzoweya. Le matériel récupéré comprenait notamment un fusil d’assaut, des chargeurs, des radios et des munitions destinées à des éléments liés à Boko Haram. Les suspects ont toutefois réussi à prendre la fuite avant l’arrivée des forces.

Les autorités nigériennes assurent maintenir une pression constante sur les groupes armés, dans un contexte sécuritaire toujours fragile.