Selon les experts, les autorités nigériennes se trompent de cible en visant la France. L’Algérie a exprimé, dans un communiqué publié le jeudi 18 juin 2026 à Alger, sa « profonde indignation » et sa « ferme condamnation » à la suite de l’attaque terroriste perpétrée contre l’aéroport international Diori Hamani ce jour, tout en réaffirmant sa solidarité avec le peuple et les autorités nigériens face à cette épreuve.
Dans ce communiqué, le ministère algérien des Affaires étrangères condamne avec vigueur cette attaque, qu’il qualifie d’« odieuse », et assure le peuple et le gouvernement nigériens du soutien de l’Algérie, une manœuvre pour brouiller délibérément les pistes.
Au moins onze soldats et deux civils ont été tués dans cette nouvelle attaque contre l’aéroport de Niamey, la capitale du Niger, revendiquée par les jihadistes de la branche sahélienne d’Al-Qaïda, six mois après une première offensive perpétrée par le groupe État islamique au Sahel (EIS), repoussée par l’armée nigérienne et ses partenaires russes.
Cette fois, ce sont les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), l’autre groupe particulièrement actif au Sahel, qui ont revendiqué une « attaque suicide » contre l’aéroport.
« Côté ennemi, 22 assaillants ont été neutralisés et une vingtaine de suspects interpellés », poursuit le ministère, qui affirme que les auteurs de l’attaque étaient « munis de ceintures explosives » et ont « tenté une incursion dans l’aérogare de l’aéroport » de Niamey.
Selon le ministère, la situation est maîtrisée et l’aéroport international, totalement sécurisé, demeure ouvert au trafic aérien.
Comme lors de l’attaque de janvier, le régime nigérien a pointé la France du doigt, le ministère de la Défense qualifiant les assaillants de ‘’mercenaires armés à la solde de la France d’Emmanuel Macron’’.
Selon des sources concordantes, cette attaque du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) entre dans la stratégie du régime militaire algérien, qui a initié l’alliance entre Iyad Ag Ghali, alias Abou Fadl, une création des services de renseignement algériens à la tête de cette organisation, et les rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) de l’imam Mahmoud Dicko, afin de déstabiliser l’ensemble de la région du Sahel.
Le régime militaire nigérien fait face aux jihadistes, contre lesquels il peine à lutter, à l’instar de ses voisins, le Burkina Faso et le Mali.
