Bob-DenardPour arriver à une solution pérenne de la crise à laquelle il fait face actuellement, le Mali souhaite adopter une justice particulière pour les terroristes. Entrent dans cette catégorie les chefs djihadistes, les rebelles Touaregs ou encore les trafiquants de drogue. Mais cette entreprise est loin d’être aisée, principalement en raison des faiblesses de renseignements qui rendent difficile leur identification.
La justice malienne a décidé de passer à la vitesse supérieure avec l’émission prochaine de plusieurs dizaines de nouveaux mandats d’arrêt. Mais l’identification des personnes qui en font l’objet pose un réel problème principalement à cause de leur tendance à s’attribuer des noms de guerre. Les autorités maliennes sont parvenues à se munir d’une liste de 200 noms désignant des combattants d’AQMI et du MUJAO, dont beaucoup sont des noms de guerre et plusieurs d’entre eux peuvent désigner la même personne.
Pour achever de brouiller les pistes, les combattants armés ont pris soin de détruire les registres d’état civil dans les villes qu’ils occupaient avant d’en être chassés. Même les renseignements des Etats de la région et de ceux qui sont impliqués dans cette crise suscitent souvent des réserves. A l’image de la mort du chef djihadiste Mokhtar Belmokhtar. Annoncée par l’armée tchadienne en début mars, elle n’a pas été confirmée par la France et a été démentie par le site mauritanien Sahara media, très au fait des questions de terrorisme.
C’est dans ce contexte qu’une réunion des chefs des services de renseignements de la région sahélo-saharienne a eu lieu hier jeudi à Bamako. Elle vise justement à consolider les acquis et à définir les perspectives sécuritaires pour lutter efficacement contre le terrorisme et toutes les autres formes d’insécurité dans la région. Cette région a précédé la  4ème Réunion aujourd’hui du Groupe de soutien et de suivi sur la situation au Mali.

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