Dans les bordures nord et sud du Sahara, le plus grand désert du monde, les étendues de sables empiètent chaque jour un peu plus sur les terres agricoles, des avancées qui peuvent difficilement être ralenties par l’homme et qui entrainent chaque année des pertes importantes pour les agriculteurs des régions impactées par ce phénomène naturel.
Tant au niveau du Sahel que des régions du sud du Maghreb, l’empiètement du désert sur les terres arables est devenu une véritable source d’inquiétude pour les pays concernés. De nombreuses mesures ont été prises afin d’entraver l’avancée des étendues de sable sur les régions agricoles.
Il s’agit principalement de barrières vertes érigées en superficie aux bordures du désert afin de constituer des parois naturelles pouvant restreindre l’avancée du sable. Ce genre d’initiatives se traduit concrètement par la plantation d’arbres et d’arbustes avec un éloignement minimum destiné à endiguer l’avancée du sable.
Toutefois, l’efficacité de ces barrières vertes reste un argument très controversé du fait des conditions météorologiques peu propices qui retardent la maturité des plantes vertes. En quelques années seulement, la désertification en Afrique est devenue, à l’image d’autres phénomènes naturels incontrôlables, une lutte majeure pour les pays africains qui la subissent.
En Tunisie par exemple, près des deux tiers des terres sont affectées par ce fléau. Le ministre tunisien de l’environnement et du Développement Durable, Néjib Derouiche, a ainsi acté le 30 mai dernier l’actualisation du programme national de lutte contre la désertification.
D’autres pays africains ont également pris des mesures préventives pour freiner l’avancée de la désertification sur leur territoire. C’est aussi le cas du Maroc qui avait dès le début des années 2000 annoncé des mesures dans ce sens.
Ce dernier s’était d’ailleurs basé sur une série d’orientations et d’objectifs stratégiques détaillés par l’ONU dans une Convention sur la lutte contre la désertification. Toutefois, la lutte contre l’avancée du désert s’avère un véritable travail de sisyphe en raison des résultats pas toujours évidents.

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A. Lakhs

Docteur en Relations Internationales

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