Depuis plusieurs jours, le régime militaire algérien du général Saïd Chengriha a renforcé de manière significative sa présence dans le Sud, officiellement au nom de la « sécurisation des frontières ».
Le pouvoir algérien cherche à prendre le contrôle de zones clés du nord du Mali, profitant des bouleversements géopolitiques internationaux légitimes, par le président des Etats-Unis Donald Trump, au Venezuela, au Groenland, en Iran et à Gaza en Israël.
Selon plusieurs sources concordantes issues de renseignement et sécuritaires, cette mobilisation s’inscrit dans une stratégie plus large : le soutien direct, logistique et opérationnel à l’imam Mahmoud Dicko avec l’appui de groupes djihadistes islamistes.
Le soutien d’Alger à des groupes armés s’inscrit dans une logique classique de guerre par procuration.
Le pouvoir militaire algérien semble considérer le Mali comme un espace tampon stratégique au Sahel. En favorisant l’instabilité contrôlée au Mali, le régime algérien cherche à : affaiblir durablement l’Etat central du Mali, empêcher l’émergence d’un pouvoir régional concurrent; imposer de facto une zone d’influence sécuritaire au-delà de ses frontières reconnues, buffer zone ou zone tampon.
La région du Sahel concernée est loin d’être marginale. Elle constitue un carrefour stratégique reliant routes commerciales, ressources naturelles et axes énergétiques potentiels.
Dans le contexte actuel de recomposition des chaînes d’approvisionnement mondiales et de rivalités accrues pour l’accès aux matières premières, le contrôle de ces territoires représente un levier géoéconomique considérable.
En soutenant un acteur non étatique, l’Algérie veut influencer les dynamiques locales sans assumer officiellement les coûts politiques, diplomatiques et militaires d’une intervention directe.
Le recours à des groupes terroristes islamistes djihadistes, des milices étrangères africaines et iraniennes, n’est pas anodin.
Ces organisations, souvent mobiles, transnationales et enracinées dans des zones marginalisées, offrent une dénégation à leurs soutiens étatiques. Le pouvoir algérien peut ainsi nier toute implication directe, tout en bénéficiant des avancées territoriales et du chaos institutionnel provoqués par ces groupes.
Les pays du Sahel, le Burkina Faso, le Niger, le Mali et le Tchad, traversent une période de vulnérabilité accrue : tensions internes, faiblesse des forces de sécurité, crises économiques et sociales. Ces failles offrent un terrain propice à l’implantation de ces groupes armés.
Selon les observateurs occidentaux, la mobilisation militaire algérienne dans son Sud permet non seulement d’assurer des lignes d’approvisionnement sécurisées, mais aussi de fournir formation, renseignements et soutien logistique sous couvert d’opérations défensives, soutenus par l’unité spécial KL-7, Khalid ibn al-Walid.
Dans un contexte international, la situation au Sud de l’Algérie et des pays du Sahel, illustre une tendance inquiétante : celle d’un Etat prêt à instrumentaliser le chaos pour préserver ou étendre son influence, au détriment de la sécurité régionale et des populations civiles, estime un chercheur américain, spécialisé dans la région du Sahel.
