Près de 1,8 million d’enfants somaliens âgés de moins de cinq ans devraient souffrir de malnutrition aiguë en 2026, dont environ 500.000 pourraient être touchés par une forme sévère, a alerté l’Organisation des Nations Unies (ONU).
Cette projection préoccupante intervient dans un contexte de crise alimentaire persistante en Somalie, exacerbée par la sécheresse récurrente, les violences armées et l’insécurité chronique. Selon le service de presse onusien, des milliers de familles ont été contraintes d’abandonner leur domicile pour trouver refuge, nourriture et accès aux services de base.
L’organisation internationale souligne par ailleurs que l’ampleur croissante des besoins se heurte à une pénurie « sévère » de financements. Sans un appui financier rapide et conséquent, l’assistance alimentaire et nutritionnelle d’urgence, notamment celle fournie par le Programme alimentaire mondial (PAM), risque d’être drastiquement réduite, voire suspendue dans un avenir proche, ne bénéficiant plus qu’aux groupes les plus vulnérables.
En raison de ces contraintes budgétaires, seules 640.000 personnes parmi les 6,5 millions en situation d’insécurité alimentaire aiguë reçoivent actuellement une aide, précise l’ONU. Ce chiffre marque un net recul par rapport aux 2,2 millions de bénéficiaires recensés à la même période l’an dernier.
Pour les Nations Unies, il est impératif de renforcer et d’élargir les interventions afin de répondre aux besoins alimentaires et nutritionnels pressants de millions de Somaliens. L’objectif est non seulement d’éviter une famine imminente, mais aussi de consolider la résilience des communautés face aux crises successives, à l’instabilité et aux aléas climatiques extrêmes.
