Le groupe pétrolier italien Eni a annoncé la découverte d’un nouveau gisement d’hydrocarbures en Côte d’Ivoire, dont les réserves sont estimées à environ 1,4 milliard de barils équivalent pétrole, selon un communiqué publié lundi par le gouvernement ivoirien.
Cette découverte, réalisée en partenariat avec la compagnie nationale Petroci, vient s’ajouter à plusieurs trouvailles majeures enregistrées depuis 2021. Les gisements identifiés en septembre 2021, juillet 2022 et février 2024 représentent à eux seuls près de 6 milliards de barils, alimentant les ambitions du pays de devenir exportateur net de pétrole brut d’ici la fin de la décennie.
Si la production ivoirienne reste encore loin de celle des grands producteurs africains comme la Libye ou le Nigeria, les autorités visent une montée en puissance rapide, avec un objectif de 200 000 barils de pétrole par jour et 450 millions de pieds cubes de gaz quotidiennement à l’horizon 2028.
Début 2025, le gouvernement avait déjà souligné que la production pétrolière et gazière lancée en 2023 dépassait largement les prévisions initiales établies lors de la découverte des premiers gisements.
Le nouveau gisement, baptisé CALAO South, a été identifié début février 2026, précise le ministère ivoirien de l’Énergie. Les opérations de forage, menées à plus de 5 000 mètres de profondeur, ont révélé la présence de pétrole léger, de gaz naturel ainsi que de condensats.
Selon les autorités, l’ampleur de ces ressources renforce sensiblement la position de la Côte d’Ivoire parmi les producteurs émergents d’hydrocarbures en Afrique de l’Ouest, dans un contexte de demande énergétique régionale en forte croissance.
Dans le même temps, le pays poursuit sa stratégie d’attraction des investissements étrangers. Début janvier 2025, Abidjan a ainsi conclu un accord de plus de 3 000 milliards de francs CFA (environ 5,1 milliards de dollars) avec l’entreprise américaine Yaatra pour la construction d’une seconde raffinerie de pétrole.
