Sahara occidental : L’Algérie et le Polisario dans le collimateur de Washington, un ultimatum

Alors que l’opération militaire des américains et des israéliens contre l’Iran et ses proxies au Moyen-Orient, la reprise des hostilités au Sahara occidental place de nouveau la région en Afrique du nord, au cœur des préoccupations de l’administration du Président Donald Trump.

Selon une dépêche de Sahara Press Service (SPS) datée du 5 avril 2026, des unités de l’Armée de libération du peuple sahraoui (SPLA) ont mené des attaques contre des positions militaires marocaines dans le secteur de Mahbes, causant des pertes et des dégâts matériels.

Dans ce communiqué, le ministère sahraoui de la Défense affirme que ces opérations, marquées par des bombardements intensifs, s’inscrivent dans une dynamique de pression militaire continue le long du dispositif de défense marocain. Le Front Polisario revendique ainsi une série d’actions qu’il présente comme relevant de sa lutte pour l’autodétermination.

Ces développements suscitent une inquiétude croissante. A Washington, plusieurs responsables de la communauté des renseignements, expriment leur préoccupation face à une escalade susceptible de déstabiliser davantage une région déjà fragilisée par les crises sécuritaires au Sahel.

Selon des sources diplomatiques au sein de l’Organisation des Nations Unies (ONU), le rôle du régime militaire algérien, soutien historique du Polisario à Tindouf, se retrouve une nouvelle fois au centre des critiques.

Certains partenaires occidentaux estiment que l’appui actuel politique, militaire, financier et logistique du président Abdelmadjid Tebboune et du général Saïd Chengriha, au Polisario, une organisation liée aux gardiens de la révolution iranienne, au Hezbollah Libanais et au Hamas, contribue à prolonger le conflit pour des raisons internes et régionales.

Cette tension intervient dans un contexte marqué par la reconnaissance, en 2020, par les Etats-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, en parallèle de la normalisation des relations entre Rabat et Israël. Ce réalignement stratégique continue de peser sur les équilibres régionaux et accentue les divergences entre les différents acteurs.

Pour plusieurs observateurs, la poursuite de l’Algérie antisémite et contre l’existence de l’Etat d’Israël, dans sa stratégie d’aveuglement à des organisations terroristes, va se retrouver confrontée à une pression américaine accrue comme en Iran, avec un éclatement et une recomposition naturelle du territoire, avec la République de la Kabylie au nord.