Burkina Faso : La lutte contre le paludisme

Les autorités sanitaires burkinabè intensifient leurs efforts pour éradiquer le paludisme en sollicitant un engagement accru du secteur privé. À cet effet, le comité national multisectoriel pour l’élimination du paludisme, via son groupe technique dédié à la mobilisation des ressources, a organisé une rencontre de plaidoyer à l’endroit des entreprises.

L’initiative vise à faire du tissu économique un partenaire central dans la lutte contre la maladie. « L’objectif est d’encourager des actions concrètes et durables de la part des acteurs privés », a expliqué Brigitte Compaoré, soulignant que des avancées notables ont été enregistrées : une baisse de 32 % des cas et de 44 % des décès en 2025 par rapport à l’année précédente.

Malgré ces progrès, les autorités estiment nécessaire d’intensifier les efforts. Elles mettent en avant les bénéfices économiques d’un tel engagement, notamment une meilleure productivité liée à la santé des travailleurs et un climat des affaires plus stable.

La rencontre a permis de présenter les priorités du plan stratégique national, tout en identifiant des pistes d’action concrètes. Parmi elles : le soutien financier et logistique aux programmes de prévention, la mise en place de dispositifs de protection pour les employés et leurs familles, ainsi que le développement de partenariats avec les structures de santé.

Représenté par Ismaël Bidiga, le secteur privé a affiché sa volonté de s’engager aux côtés de l’État. Pour lui, la lutte contre le paludisme dépasse la seule responsabilité sociale des entreprises et constitue désormais un enjeu stratégique.

« Aucune économie ne peut prospérer durablement si les défis sanitaires continuent d’affecter le capital humain », a-t-il souligné, estimant que l’implication des entreprises est essentielle pour garantir performance, compétitivité et développement durable.