Les Etats-Unis et le Nigeria ont mené dimanche de nouvelles frappes dans le nord-est nigérian contre des positions du groupe État islamique, dans une région en proie à une insurrection jihadiste depuis plus d’une décennie. L’opération, coordonnée avec les autorités locales, a été confirmée par le Commandement américain pour l’Afrique (Africom), qui précise que les cibles étaient des combattants identifiés grâce au renseignement, sans pertes signalées parmi les forces engagées.
L’armée nigériane a indiqué de son côté que plus de vingt membres de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) avaient été tués lors de ces frappes. Cette nouvelle offensive intervient au lendemain d’une opération similaire ayant permis d’éliminer Abou Bilal al-Minuki, considéré comme l’un des principaux responsables du groupe à l’échelle internationale.
Réagissant à cette succession d’actions, le président Bola Tinubu a salué le soutien de son homologue américain Donald Trump, appelant à intensifier les frappes pour venir à bout des enclaves jihadistes encore actives.
Depuis 2009, le nord-est du pays est ravagé par les violences de Boko Haram puis de sa branche dissidente, l’ISWAP, un conflit qui a causé plus de 40 000 morts et déplacé environ deux millions de personnes, selon l’ONU.
A cette menace s’ajoute celle de groupes criminels armés, responsables d’attaques répétées contre les populations civiles et d’enlèvements massifs. Ces derniers mois, les assauts se sont multipliés, visant villages, postes de police, travailleurs locaux et bases militaires, aggravant une situation sécuritaire déjà critique.
