L’économie togolaise devrait poursuivre sa progression en 2026 avec un taux de croissance estimé à 6,3 %, après une expansion de 6,1 % enregistrée l’année précédente. Ces projections ont été présentées par le Conseil national du crédit (CNC) lors de sa deuxième session ordinaire de l’année tenue récemment à Lomé.
Présidant la rencontre, le vice-président du CNC et ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, a souligné la résilience de l’économie nationale face aux turbulences internationales et aux tensions géopolitiques persistantes.
Les indicateurs macroéconomiques témoignent d’une situation globalement favorable. À fin avril, le taux d’inflation s’établissait à seulement 0,7 %, tandis que le ratio de la dette publique est revenu à 61 % du produit intérieur brut (PIB), en dessous du seuil communautaire de 70 %.
Le Conseil a également mis en avant le rôle déterminant de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) et du Port autonome de Lomé dans la transformation de l’économie togolaise. Ces infrastructures contribuent au développement d’activités industrielles et logistiques à forte valeur ajoutée, renforçant ainsi la dynamique de croissance du pays.
Par ailleurs, le secteur financier poursuit sa modernisation grâce à une digitalisation accrue. Selon le CNC, la quasi-totalité des banques opérant au Togo proposent désormais des services numériques et sont intégrées au système régional de paiement instantané de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Cette évolution s’est traduite par une progression du taux d’utilisation des services bancaires, passé de 30,1 % à 32,2 % en un an. Dans le même temps, le coût du crédit continue de diminuer, avec un taux moyen de 7,5 % au premier trimestre de l’année en cours.
Le Conseil a toutefois attiré l’attention sur la faiblesse du financement accordé à certains secteurs jugés stratégiques. L’agriculture et l’habitat ne représentent respectivement que 1,5 % et 1,1 % des crédits bancaires. Le CNC appelle ainsi les établissements financiers à accroître leur soutien aux très petites, petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux filières agricoles et industrielles.
