Sénégal : Le général Birame Diop prend la tête de la Commission de la CEDEAO

Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont désigné, dimanche à Freetown, le général sénégalais Birame Diop comme nouveau président de la Commission de l’organisation régionale. Il prendra officiellement ses fonctions le 1er septembre, succédant au Gambien Omar Alieu Touray.

L’annonce a été faite à l’issue du sommet ordinaire de la CEDEAO par le président sortant de la Commission, qui a confirmé que les États membres avaient approuvé la candidature du général sénégalais pour diriger l’organe exécutif de l’institution.

Diplomate et officier supérieur reconnu, Birame Diop est considéré par plusieurs observateurs comme un fin connaisseur des organisations internationales et des questions de sécurité. Selon une source diplomatique ouest-africaine, son expérience au sein des plus hautes instances de l’armée sénégalaise pourrait contribuer à renforcer la coordination régionale, notamment dans la lutte contre le terrorisme, l’un des principaux défis auxquels la CEDEAO est confrontée.

Le sommet de Freetown a également marqué le transfert de la présidence tournante de l’organisation. Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye succède à son homologue sierra-léonais Julius Maada Bio, qui achevait son mandat d’un an à la tête de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement.

Cette nouvelle équipe dirigeante prend les rênes d’une organisation fragilisée par plusieurs crises. En janvier 2025, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont officiellement quitté la CEDEAO pour créer l’Alliance des États du Sahel (AES), après une longue période de tensions avec l’organisation régionale.

La rupture s’était accentuée à la suite du coup d’État survenu au Niger en juillet 2023, lorsque la CEDEAO avait envisagé une intervention militaire pour rétablir le président Mohamed Bazoum et imposé des sanctions économiques à Niamey, levées par la suite.

Outre cette recomposition politique, la CEDEAO demeure confrontée à l’expansion des groupes jihadistes dans plusieurs États membres, un enjeu majeur qui figurera parmi les priorités de la nouvelle direction de l’organisation.