Le président de la Transition malienne, le général Assimi Goïta, a affirmé mercredi que le Mali avait fait un choix « irréversible » en faveur de sa souveraineté, lors de son discours officiel à la Nation prononcé à l’occasion du Nouvel An 2026.
Diffusée à la télévision nationale, son intervention a salué la résilience des Maliens face à une année 2025 qu’il a qualifiée « d’année de preuve et de vérité », marquée par des difficultés énergétiques et économiques ainsi que par des campagnes de désinformation. Le chef de l’État a rendu hommage aux civils et militaires tombés pour la Nation et exprimé sa solidarité envers les blessés, les familles endeuillées et les populations touchées par des catastrophes récentes, soulignant l’importance de la cohésion nationale.
Sur le plan sécuritaire, Goïta a évoqué les « avancées significatives » des Forces armées et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme, avec la sécurisation de plusieurs zones, l’amélioration de la liberté de circulation et le rétablissement progressif de l’autorité de l’État. Il a également insisté sur le renforcement de la coopération militaire avec le Burkina Faso et le Niger, via l’opérationnalisation de la force unifiée de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), destinée à combattre un « ennemi commun ».
Abordant le processus de paix, il a présenté l’adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale comme une étape décisive, tout en annonçant la poursuite du programme de désarmement, démobilisation, réinsertion et intégration (DDRI), avec l’intégration de milliers d’ex-combattants dans plusieurs régions.
Sur le plan institutionnel et culturel, Goïta a défendu l’officialisation des langues nationales et la valorisation des autorités traditionnelles, qu’il a qualifiées de « retour à l’essence » du Mali pour renforcer le vivre-ensemble. Enfin, il a réaffirmé l’engagement de la Transition à lutter contre la corruption et l’impunité, soulignant que « nul n’est au-dessus de la loi ».
Goïta a conclu en assurant que 2026 serait placée sous le signe de la consolidation de la souveraineté nationale et de la construction d’une prospérité partagée.
